L’élevage félin : de la passion au statut d’entreprise (une évolution désormais incontournable)
- Cashmere Bengals
- 10 janv.
- 3 min de lecture
Pendant longtemps, l’élevage félin ou canin a pu se pratiquer dans une zone floue : entre passion, complément de revenu et activité semi-déclarée.
Cette époque touche à sa fin.
L’ensemble des réformes en cours — fiscales, administratives et numériques — pousse tous les secteurs, y compris l’élevage, vers une professionnalisation assumée.
Le mythe de “l’élevage hobby” est en train de disparaître
Aujourd’hui, vendre des chatons implique déjà :
une activité déclarée,
des obligations fiscales,
une traçabilité minimale,
une cohérence entre revenus, charges et statut.
Demain, il ne sera plus possible de fonctionner comme un simple particulier qui “vend quelques portées par an”.
La généralisation de la facturation électronique marque un tournant clair :
à partir de septembre 2026, toutes les entreprises devront être capables de recevoir des factures électroniques entre professionnels ;
en 2027, l’émission de factures et la transmission des données de vente deviendront la norme pour tous, y compris pour les plus petites structures.
L’élevage félin entre de plain-pied dans une logique d’entreprise, qu’on le veuille ou non.
Une évolution qui concerne tous les éleveurs, même les plus petits
Il ne s’agit pas de “grosses structures” ou d’élevages industriels.Cette mutation concerne aussi :
les éleveurs familiaux,
les structures à faible volume,
ceux qui se considèrent encore comme des “passionnés avant tout”.
Dès lors qu’il y a vente, il y a activité économique.Et une activité économique doit être :
structurée,
déclarée,
cohérente juridiquement et fiscalement.
Peut-on encore cumuler un emploi salarié et une activité d’élevage ?
De nombreux éleveurs ont longtemps cumulé un emploi salarié et une activité d’élevage, considérée comme secondaire ou “annexe”. Ce cumul reste juridiquement possible, mais il devient de plus en plus encadré et exigeant.
Dès lors qu’il y a ventes régulières, organisation, investissements et revenus identifiables, l’élevage ne peut plus être traité comme un simple loisir. Le salarié-éleveur doit alors veiller à la cohérence de son statut, au respect des obligations déclaratives, fiscales et sociales, ainsi qu’à la compatibilité avec son contrat de travail (clause d’exclusivité, concurrence, temps de travail).
Avec la montée en puissance de la facturation électronique et de la traçabilité des flux, ce double statut impose une rigueur accrue : ce qui pouvait autrefois passer inaperçu ne le sera plus.
Là encore, l’anticipation et un accompagnement adapté font toute la différence entre un cumul maîtrisé… et une situation à risque.
Une rupture générationnelle inévitable dans l’élevage
Le secteur de l’élevage félin est en train de vivre une rupture générationnelle profonde. De nombreux acteurs historiques — très présents aujourd’hui dans les clubs de race, les instances et les réseaux — fonctionnent encore sur des modèles anciens : gestion informelle, habitudes héritées, faible digitalisation, et parfois une vision figée du métier.
Or, les règles du jeu changent rapidement.
Fiscalité renforcée, traçabilité, outils numériques, facturation électronique, structuration d’entreprise : ces évolutions ne laissent plus de place à l’improvisation.
L’expérience et l’ancienneté ne suffisent plus à elles seules. Les éleveurs qui refusent d’évoluer, de se former et de professionnaliser leur fonctionnement risquent d’être rapidement dépassés par une nouvelle génération plus structurée, plus agile et mieux préparée aux exigences à venir.
Dans ce contexte, l’adaptation n’est plus un choix idéologique, mais une condition de survie.
Anticiper plutôt que subir
Beaucoup d’éleveurs attendront le dernier moment… et subiront :
des régularisations,
des erreurs de statut,
des choix fiscaux mal adaptés,
une gestion administrative lourde et anxiogène.
À l’inverse, ceux qui anticipent dès maintenant peuvent :
choisir le bon cadre,
poser des bases saines,
professionnaliser leur activité sans la dénaturer,
sécuriser leur élevage sur le long terme.
Se faire accompagner pour structurer son élevage comme une vraie entreprise
Monter ou transformer un élevage félin en entreprise viable ne s’improvise pas.Cela demande une vision globale :
positionnement,
structure juridique,
organisation administrative,
outils adaptés,
conformité aux évolutions à venir.
👉 C’est précisément l’objet de notre accompagnement : aider les éleveurs à passer d’un fonctionnement “passion / bricolage” à une structure professionnelle, stable et pérenne, sans perdre l’âme de leur élevage.


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