top of page

Registre de filiation du LOOF : Reconnaissance ou illusion de légitimité ?

Dans le monde feutré mais impitoyable de l’élevage félin, chaque mot compte. Pédigrée, race, standard, reconnaissance... autant de termes porteurs de poids, de statut, et parfois de pouvoir. C’est dans ce vocabulaire bien huilé qu’a surgi, ces dernières années, une notion qui intrigue : le “registre de filiation” du LOOF.

Présenté comme une avancée ou une forme d’ouverture, il donne l’impression qu’un nouveau type peut enfin exister au sein du système. Mais dans les faits, que change-t-il réellement pour les éleveurs pionniers, comme ceux qui travaillent le Bengal Cashmere ou d'autres lignées émergentes ?

Est-ce une première marche vers la reconnaissance… ou simplement une façon élégante de neutraliser l’innovation sans vraiment la valider ?


Cet Immobilisme ne serait pas si grave si la plupart des races n'étaient déja pas saturées génétiquement. Sachant que la responsabilité contractuelle de céder un animal en bonne santé , incombe à l'éleveur .... à méditer !



🎭 Un mot rassurant… qui ne veut (presque) rien dire



Le registre de filiation permet d’enregistrer un chat au LOOF sans reconnaissance de race ni délivrance de pedigree. Autrement dit, on inscrit la naissance, on suit la descendance… mais on ne valide pas la race. Le chat est “déclaré” mais non “reconnu”.

Cela donne aux éleveurs un statut administratif sans vraie légitimité. Le chat est donc visible dans les fichiers, mais inexistant dans les concours, invisible dans les classements, et inexploitable pour la reconnaissance future d’un travail de sélection… sauf si le LOOF en décide autrement, un jour, peut-être.



🧬 Pour les éleveurs, un outil à double tranchant



Oui, inscrire en registre de filiation permet de prouver qu’un chat est né de tel ou tel croisement. C’est mieux que rien. Mais c’est aussi un piège subtil : l’éleveur pense que son travail est enfin “pris en compte”, alors que rien ne lui garantit que ce travail débouchera sur une reconnaissance officielle.

Pire : en jouant sur cette frontière floue, le LOOF peut récupérer les données généalogiques et la traçabilité des lignées sans s’engager, laissant aux éleveurs la charge (et le risque) d’un travail de fond qu’ils pourront toujours accepter ou rejeter selon leurs intérêts.



🪞 Une légitimité qui ne repose que sur les épaules de l’éleveur



Dans les faits, c’est toujours l’éleveur qui prend les risques : il sélectionne, croise, teste, assume les critiques, essuie les refus… pendant que les instances attendent de voir si ça prend, sans soutenir, ni orienter réellement.

Et pendant ce temps-là ? Les adoptants, eux, pensent souvent que “tout ce qui est LOOF est légitime”.

Ce flou profite au système : on donne l’impression d’ouverture, tout en gardant le monopole de la reconnaissance et en verrouillant l’accès aux concours et à la validation raciale - tout en facturant ce registre , évidemment.



🤔 Et si on arrêtait de jouer sur les mots ?


L’enregistrement en registre de filiation n’est pas une reconnaissance.


C’est un passeport sans destination, un numéro sans nom. Une forme de tolérance administrative qui permet de contenir l’innovation sans réellement l’encourager.

Cela pose une vraie question : qui décide de ce qu’est une race ? Et sur quels critères ? Est-ce à une poignée de juges et de comités figés de définir ce que la génétique ou l’évolution propose naturellement ?


🐾 Le cas du Bengal Cashmere : emblématique



Le Bengal Cashmere, ou Bengal à poil long, en est le parfait exemple.

  • Le gène du poil long est naturellement présent dans la race.

  • Le type est fixé par des éleveurs sérieux, avec sélection sur plusieurs générations.

  • La santé, le tempérament et la conformité au type Bengal sont là.

Et pourtant… pas de reconnaissance. Juste un enregistrement, une case “filiation”, et l’étiquette implicite : “Pas assez pur. Pas encore. Pas comme ça.”


👉 Heureusement, il existe une voie de sortie pour les éleveurs sérieux qui souhaitent faire reconnaître leur travail à l’international.

Des instances comme la TICA (The International Cat Association) ou la WCF (World Cat Federation) permettent une reconnaissance immédiate, dès lors que le travail de sélection est rigoureux, traçable, et conforme à un standard défini.


Ainsi, un chat enregistré au registre de filiation du LOOF peut basculer sur un VRAI pedigree international, reconnu partout dans le monde, permettant l’accès aux expositions de club AFFILIÉES, la traçabilité officielle des lignées, et surtout une reconnaissance éthique du travail accompli.

C’est la preuve qu’il ne s’agit pas d’un problème génétique ou de qualité… mais bien d’un choix politique ou administratif, propre à certaines instances nationales.


D'ailleurs un Cashmere né en France pourra être vendu à l'international avec un pédigrée TICA et le retour de ces descendants "poils courts" en France, sera ensuite ré-engistrer au loof en temps que chat importé ! LOL



✊ Une vraie reconnaissance commence par le respect du travail


Il est temps que le monde félin arrête de faire semblant.

Le registre de filiation peut être un outil, mais il ne doit pas devenir une excuse à l’immobilisme.


Petite anecdote : J'ai éléver il y a plus de 20 ans et je constate que comme en politique " les anciens s'accrochent " et sont toujours en place, ne laissant aucune chance aux jeunes "eleveurs" au sein des différents comités de proposer du renouveau , de l'innovation ...


Les éleveurs qui osent travailler hors des sentiers battus ne sont pas des marginaux : ils sont les bâtisseurs des races de demain. Le minimum serait de leur accorder une vraie place dans la construction du vivant, au lieu de leur tendre un os administratif à ronger.



💬 Et vous, que pensez-vous du registre de filiation ?


A-t-il une réelle valeur ? Ou est-ce un moyen habile de neutraliser les alternatives au système en place ? Partagez votre point de vue en commentaire !

 
 
 

Commentaires


bottom of page